Maminou.com - le reflex garde d'enfant Rechercher une garde d'enfant informations garde d'enfant Annuaire garde d'enfant contacter maminou

Garde d'enfant

Types d'accueil

Les allocations

Les infos utiles

 

Grands parents baby sitters

Les règles à respecter

Rivalités, malentendus, conflits familiaux... Garder ses petits-enfants demande au préalable de bonnes discussions entre générations.

82% des grands-parents concernés

« Parmi les mères qui délèguent la garde de leur enfant de moins de 3 ans, plus d’un quart fait appel quotidiennement aux grands-parents. Et si l’on y inclut les gardes plus ou moins régulières au cours de l’année ou pendant les vacances, on constate que 82 % des grands-parents sont concernés », précise la sociologue Claudine Attias-Donfut (1).

Résoudre sa relation avec sa mère

Derrière ce que l’on croit être un choix raisonnable, peut donc se cacher une revendication qui ne pourra que conduire au conflit. « Parfois, cela prend une forme plus positive : on espère, au travers de l’enfant, reconstruire une relation meilleure avec sa mère, obtenir pour lui ce que l’on n’a pas eu soi-même. Il n’empêche que l’ambivalence est bien là, et qu’il faut tenter d’en prendre conscience » poursuit Sylviane Giampino.

« Si l'enfant peut s’accommoder d’une mésentente entre ses parents et une assistante maternelle, il ressentira bien plus fortement un conflit entre ses parents et ses grands-parents, puisqu’il est pris dans un rapport de filiation avec les deux générations » met en garde la psychanalyste.

Qui a le pouvoir ?

Les risques d’abus de pouvoir sont réels. « Sous prétexte que ma mère garde ma fille, elle donne des conseils comme si j’étais une incapable. De l’extérieur, on pourrait croire qu’elle est la mère, pas la grand-mère ! » se plaint Laurence. De l’interventionnisme d’une grand-mère au véritable « rapt psychique » du petit-enfant, il n’y a parfois qu’un pas.

Grands-parents surexploités

Certains grands-parents trop sollicités, n’osent avouer leur épuisement, voire leur sentiment d’être « exploités ». « Il ne faut pas sous-estimer la fatigue des grands-parents, ni leur perte de liberté », remarque Sylviane Giampino. Il arrive d’ailleurs que certains grands-parents, bien que disponibles, refusent de garder les petits-enfants. C’est leur droit ! Sans doute ne se sentent-ils pas capables d’assumer un engagement régulier. Parce qu’ils savent leur résistance physique limitée, ou tout simplement parce qu’ils ont désormais envie de profiter de leur temps libre. Mieux vaut qu’ils aient l’honnêteté de le dire plutôt que d’accepter à contre-cœur. Personne n’y gagnerait, surtout pas le petit-enfant !

Qu'en pense le conjoint ?

Enfin, il faut penser à solliciter l’avis du conjoint, car une grand-mère baby-sitter, cela veut aussi dire… une belle-mère très présente ! Et la situation peut vite se révéler inconfortable pour chaque membre du couple. « Si la garde se passe mal, le père aura tendance à demander à sa femme de régler le conflit avec sa propre mère. Du coup, la femme se retrouvera prise en étau entre ses parents, son enfant, son mari », remarque Sylviane Giampino.

Le droit de transmettre ses valeurs

« Je souhaiterais que ma fille et son mari soient un peu plus cohérents. Je garde leurs enfants pendant toutes les petites vacances, mais si j’ai le malheur d’être plus sévère qu’eux, ils me font bien sentir que je n’ai pas mon mot à dire en matière d’éducation », s’énerve Eliette, infirmière à la retraite. Des grands-parents qui gardent régulièrement leurs petits-enfants leur transmettent forcément des valeurs, des références, des comportements. Si l’on est opposé à cette forme de co-éducation, mieux vaut s’abstenir !

Tout se négocie

Les parents doivent rester les chefs d’orchestre de la « politique » éducative, tout en acceptant d’asso- cier les grands-parents baby-sitters. Pour cela, il est toujours possible de « négocier » en douceur. C’est d’ailleurs surtout une question de ton, plus que de contenu : « Je ne voulais surtout pas que ma mère “assiste” mon fils en permanence, comme elle le faisait avec mon frère. Je lui ai dit avec gentillesse, sans reproches, qu’il serait bien que Romain se débrouille tout seul pour les devoirs. Le message est passé sans drame ! » raconte Sylvie.


Source : www.pelerin.info


Actualités - Mentions légales - Réferencement - Partenaires - Senior - Thalasso - Voyage -